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Les vitraux du Temple de St-Blaise

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vitraux-temple-st-blaiseLe temple de St-Blaise a 500 ans en 2016 et son plus ancien vitrail en place n'est vieux que de 126 ans, tandis que le plus jeune a 64 ans…

 

Certes, il existe heureusement encore, à l'abri au Musée d'Art et d'Histoire de Neuchâtel, un vitrail du temple qui a le même âge vénérable (15-16e s.) que le temple.

 

Télécharger le PDF de la présentation complète des vitraux du Temple de St-Blaise (120 pages)

 

 

 

Des vitraux méconnus

Mais il est certain que si, par exemple, la tour particulière de ce bâtiment est bien connue, le trésor de ses fenêtres l'est moins! Pourtant, ce sont neuf verrières magnifiques des peintres neuchâtelois célèbres (Léo-) Paul Robert et Edmond Bille surtout qui ornent cet édifice.

 

A ce propos, on pourrait dire que ce temple apparaît comme "une petite cathédrale de Lausanne", à cause de leurs trois points communs:

- les deux exposent le même (!) vitrail de Robert,

- les deux comptent sept vitraux signés ou corrigés par Bille,

- et les deux ont la particularité d'être flanqués d'une seule tour ou d'un seul beffroi!

 

Des toiles de la lumière

Venons-en précisément aux vitraux: que sont-ils, sinon une peinture sur la toile de la lumière? Cette lumière qui fait vibrer des couleurs, des histoires et des personnages qui seraient figés sans elle… Cette lumière qui habite un temple et qui lui donne une âme.

 

De plus, il faut rappeler d'un point de vue historique que c'est la seule bible que les citoyens qui ne savaient pas lire avaient sous les yeux pendant des siècles: la bible racontée et expliquée par les verrières, en plus des fresques!

 

Une illustration de la vie terrestre du Christ

Lathématique générale du cycle de vitraux proposé par Bille, l'auteur principal, consiste dans ce bâtiment en l'illustration de la vie terrestre du Christ,

a) autour de ses trois temps majeurs placés dans les baies les plus remarquables : naissance (transept), crucifixion (nef) et résurrection (milieu du chœur);

b) le reste reçoit des verrières liés au ministère du Christ : le baptême, le miracle lors de l'appel de ses disciples et une parabole (nef).

 

Présentation succintes des vitraux

Le sens théologique du cycle est cohérent, à lire dans le sens des aiguilles d'une montre :

- l'artiste devait commencer après le vitrail (1890) de Paul Robert qui existait déjà dans le chœur, lequel présente l'alliance de l'Ancien Testament (Moïse) puis l'alliance du Nouveau (l'apôtre Paul) comme "Bonne nouvelle".

C'est donc tout naturellement que Bille représente cette "Bonne nouvelle" par la Nativité (1950) juste après dans le transept, en premier.

- Il illustre ensuite la première étape de la mission du Christ : son baptême par Jean-Baptiste (1951).

- Puis, on voit Jésus appelant ses premiers disciples autour de la pêche miraculeuse (1951), formant ainsi son équipe pour le ministère.

- Après cela, il dessine à l'entrée à droite (narthex) une parabole; car Jésus n'a pas seulement commis des actes miraculeux, il a aussi prononcé des paroles qui parlent du salut : il s'agit de l'histoire du fils prodigue (1952).

- Le cycle continue (gauche de la nef) : Bille a corrigé le carton du petit vitrail de l'Agneau (1950) dessiné par Mlle Ev. Fels, lequel prépare

- son vitrail de la crucifixion (1950), dernière étape du salut,

- avant de terminer par la résurrection (1949), signe de la victoire du Christ au fond du chœur.

 

Ce cycle théologique est remarquable, absolument historique et chronologique.

 

 

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